Deux décennies seulement après leur triomphale accession à la souveraineté internationale(1960), la plupart des pays d’Afrique notamment de l’Afrique subsaharienne, se sont trouvés confrontés à des difficultés économiques, dues à des facteurs endogènes et exogènes parmi lesquels on peut citer les coups de force, les crises pétrolières, les pandémies, la mauvaise gestion des finances publiques, la qualité des politiques économiques etc..
Ces situations ont installé, dans la plupart de ces pays, un climat de mal gouvernance accentué par un endettement excessif que les programmes d’ajustement structurel (PAS) n’ont pas réussi à juguler.
A la fin des années 80, les résultats des PAS se sont révélés tellement catastrophiques au point où, le Ministre tanzanien de l’économie de l’époque, avait estimé que « le remède avait parfois été pire que le mal ».
Aujourd’hui encore, on note avec regret que, l’exécution des Cadres Stratégiques de Lutte contre la Pauvreté,à travers la promotion de la bonne gouvernance, connait des résultats mitigés.
Ces contre-performances enregistrées, dans la plus part des cas, semblent inhérentes à la faible capacité des structures administratives centrales et sectorielles à conduire les processus de planification stratégique, de programmation, de budgétisation, et d’exécution.
Pour relever ce défi de la performance dans la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté, l’exécution efficace du CSLP doit se faire dans un contexte d’amélioration de la gouvernance économique, financière et administrative.
C’est à cette problématique que répondent ces différents modules de formation à savoir la Gestion des Projets/Programmes et la Gestion Axée sur les Résultats (GAR).
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